Le développement des ordinateurs quantiques : une révolution pour la sécurité numérique

La puissance de calcul de l’ordinateur quantique, une fois développée, aura notamment deux applications principales : trouver un élément dans une liste non triée et factoriser de grands nombres de manière très rapide. Pour factoriser un entier de 300 chiffres, il faudra ainsi 10 secondes à un ordinateur quantique contre plus de 30 000 ans pour un ordinateur classique.


Cela pose un problème de sécurité informatique pour toutes les entreprises, et notamment pour le secteur bancaire et financier, car les clés de cryptage seront très faciles à décoder. Il faudra donc développer de la cryptographie quantique (via des ordinateurs quantiques) et post-quantique (procédés quantiques s’adaptant à des ordinateurs classiques) ainsi qu’adapter la taille des clés de sécurité et le stockage des institutions.


La Commission Européenne a déjà investi 3,9 millions d’euros dans le projet PQCRYPTO en 2015 pour faire de la cryptographie post-quantique et anticiper le délitement de notre système de sécurité actuel. Le rapport Forteza, remis au gouvernement français début 2020, recommande également un investissement d’1,4 milliards d’euros pour rester dans la course quantique.


La valeur potentielle du marché en 2035 est estimée à 1000 milliards de dollars. Il est cependant très difficile de faire fonctionner un ordinateur quantique car il faut le maintenir à la température du 0 absolu (-273,15°C) pour que les qbits qui le composent se stabilisent. Les versions existantes sont donc loin d’être abouties, et il faudra au moins 10 ans avant que le premier ordinateur soit en service.


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